vendredi 12 février 2016

Jour blanc

Hier soir, pour notre « repas de gala », nous avons passé la soirée à regarder par la fenêtre tomber les flocons. 
Sans surprise, ce matin tout était blanc, et la neige continuait à tomber. Mes courageux gars ne voulant pas chausser leurs skis, je suis parti seul à la conquête de l’Alpes d’Huez, et de la fameuse piste noire Sarenne (8 km pour 1410m de dénivelé). 
Seul sur la piste, dans la poudreuse jusqu’au genou, avec une visibilité telle que je voyais à peine mes spatules, j'ai vécu 30 minutes de ski à l’aveugle, avec la sensation de glisser sur du coton … un pur bonheur !

Cet après-midi, après la désormais traditionnelle belote où nos gars nous ont pouillés (1040 à 640) direction les pistes pour la dernière. 
La neige ayant fait fuir pas mal de monde, nous sommes presque seuls sur les pistes. Une petite rouge avec nos gars pour leur apprendre le ski dans la poudreuse, et c’est déjà l’heure de l’ESF.

De notre coté, nous en profitons un maximum : poudreuse, éclaircies, poudreuse, pilling aux cristaux de glace (le vent s’était levé il parait), poudreuse, concours de saut sur les bosses, poudreuse … vous l’aurez compris, de la bonne neige.



 


De retour à la station (tous les télésièges étaient fermés pour cause de vent), nous voyons arriver nos champions. Au programme, un grand bonhomme avec sa deuxième étoile et un petit bounoume avec sa première étoile (« il est plein de vie, il se débrouille bien quand il est à ce qu’il fait » dixit la monitrice)


Pas peu fiers les loustics, et déjà une question qui taraude l’aîné : "Et maintenant, je pourrai skier avec vous ou il faut que je passe la troisième étoile ?"

Et voilà, la semaine est déjà terminée. Ce soir, j'ai passé 2 heures à dégager la voiture, à peine reconnaissable sous sa coque blanche, demain, une longue route nous attend.

Ainsi se terminent les aventures (extraordinaires ? incroyables ? génialissimes ?) des DAMIENS du Bignon. Et c'est avec le coeur lourd que je (nous?) quitte(ons) cette belle montagne.

Et comme dirait quelqu'un de bien connu : "Françaises, Français, (qu'on pourrait étendre à nos franco-italano-australiens) au revoir"

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